Négocier : des droits et des devoirs

En France, la loi impose d'être une organisation professionnelle reconnue représentative (après enquête de représentativité de la DRASS-IF) pour pouvoir négocier avec les Pouvoirs Publics et les organismes d'assurance maladie et donc signer des actes engageant l'avenir de la masso-kinésithérapie. Le problème souvent rencontré est que la signature d'une seule organisation engage toute la profession, alors qu'il est nécessaire d'obtenir l'aval de tous les signataires pour désengager la profession.

Signer n'est donc pas un acte anodin. Le SNMKR n'accepte de s'engager que lorsqu'il estime que le compromis obtenu est réellement positif pour la profession. C'est un long processus de travail qui se doit d'être collégial pour déboucher sur une décision réfléchie et permettre, pas après pas, d'aller dans la bonne direction...

En contrepartie, le devoir principal d'un syndicat qui négocie est de connaître véritablement les dossiers, tant leur historique que leur situation actuelle, que les lois qui s'y rapportent ou la marge de manoeuvre possible pour le faire évoluer, en fonction de contraintes économiques ou de l'idéologie politique et sociale de nos interlocuteurs successifs. Le Congrès du SNMKR fixe les grandes lignes de la politique syndicale, le Conseil National d'Administration l'applique et l'adapte aux différentes situations rencontrées. Le résultat d'un tel travail, souvent laborieux dans son élaboration, est loin d'une simple réflexion hâtive, spontanée ou partisane, qui serait menée par l'envie et la passion plus que par la réflexion et la raison. Négocier oblige à s'investir dans un combat de tous les instants pour la profession face à des interlocuteurs (Pouvoirs Publics ou Caisses) dont les intérêts sont souvent opposés aux nôtres.