Projet et revendications du SNMKR
Le SNMKR ne s'est jamais contenté de compromis, refusant de signer ce qu'il n'estimait pas correspondre à une véritable évolution positive pour la profession. Il est porteur d'un véritable projet pour tous les MK, des études à la retraite, tant sur le plan de la reconnaissance et de l'autonomie de la profession (formation initiale, Ordre, droit de prescription, obtention du quantitatif et du qualitatif des prescriptions médicales, reconnaissance du diagnostic kinésithérapique, exercice illégal, ostéopathie...) que sur l'amélioration des conditions d'exercice des professionnels, particulièrement lors des négociations conventionnelles avec l'UNCAM (tarifs, NGAP, indemnités de déplacement, avantages sociaux conventionnels, informatisation des cabinets, télétransmission Sesam Vitale, formation continue, DEP, BDK... entre autres), mais aussi grâce à des démarches spécifiques auprès d'assureurs et de partenaires qui s'investissent aux côtés de la profession et des professionnels.
Une signature du SNMKR n'est jamais une fin en soi, mais un tremplin pour aller encore plus loin, une simple étape sur le chemin qui doit mener la masso-kinésithérapie vers une réelle autonomie professionnelle, à la hauteur du service médical rendu comme du service social rendu, grâce à des professionnels reconnus et rémunérés à leur juste valeur.
Aujourd'hui, force est de constater que sa voix n'est plus isolée mais qu'elle se fait entendre, grâce à l'ouverture d'esprit du SNMKR, au sein d'une collégialité professionnelle forte et consensuelle (L'Union et Convergence) qui ne peut affecter que ceux qui ne rêveraient que d'une hégémonie sur la profession.
Ainsi, dans le cadre des relations conventionnelles, le SNMKR demande :
- Que toutes les indemnités de déplacements soient portées à 4 euros dans un premier temps.
- Puis qu’un acte spécifique global à domicile (ASAD) soit étudié et mis en place.
- Que l’indemnité kilométrique (plaine et montagne) soit réévaluée à hauteur du barème kilométrique de l’administration fiscale.
- Que les actes de rééducation fonctionnelle partagés avec d’autres professions (rééducation labiale, linguale, jugale et de la déglutition) soient immédiatement réévalués en AMK 8 par soucis d’équité de traitement.
- Qu’un acte spécifique soit créé pour la prise en charge des patients orientés vers une prise en charge libérale dans les suites de chirurgies orthopédiques, suivant les recommandations de la HAS et l’article 37 de la LFSS 2006.
- Que la prise en charge des déplacements du patient de son domicile au cabinet libéral puisse bénéficier de la même prise en charge à 100 % que lors de ses déplacements vers les Centres de Soins de Suite et de Rééducation.
- Qu’une clarification soit effectuée afin que la notion de dépassement pour exigence (DE) qui reste conventionnel soit chargé à l’aulne des revenus conventionnels en bénéficiant de l’Avantage Social Maladie.
- Que s’ouvre un champ de négociation autour de la notion de dépassement autorisé et encadré.
- Que les négociations pour sauver l’Avantage Sociale Vieillesse ne soient pas traitées à minima. La profession, par ses représentants, a suffisamment prévenu depuis de longues années pour que devant l’immense difficulté que va représenter le règlement de ce dossier, l’état et les tutelles sachent assumer leur pleine responsabilité.
- Que des négociations tarifaires s’ouvrent rapidement après un an de silence et le désaveu par l’UNCAM des engagements signés en avril 2008.
les kinésithérapeutes refusent d’être la variable d’ajustement du système.
