Le syndicalisme professionnel

Défini comme un groupement formé pour la défense d'intérêts professionnels communs, le plus ancien remonte au 17 novembre 1924 avec la création du premier syndicat des masseurs en France par l'Association des Anciens Elèves de l'Ecole Française d'Orthopédie et de Massage, association fondée en 1913. Depuis, les structures ont évolué mais les buts restent toujours les mêmes.

Pour certains, un simple droit…

Pour d'autres, d'abord un devoir. 

Un syndicat représentatif étant le seul interlocuteur reconnu par la loi face aux pouvoirs publics, celui-ci se doit d'être fort en nombre d'adhérents pour espérer convaincre de la justesse et du bien-fondé de ses revendications. Sans syndicat, la profession serait soumise au seul bon vouloir des institutions pour les avancées souhaitées par les professionnels. Chacun peut imaginer où en serait aujourd'hui la profession...

Mais choisir un syndicat n'est pas forcément facile. Deux critères peuvent guider cependant :

- Structurel, c'est à dire la capacité d'organiser une vie syndicale démocratique et transparente mais également celle de rassembler toute une profession autour d'idées fortes et consensuelles. Le SNMKR a choisi d'être un syndicat national dans lequel chaque adhérent vote au plus haut niveau et contrôle directement ses représentants, en s'organisant en sections réparties sur tout le territoire ; il n'a plus à démontrer son sens du rassemblement en étant à l'origine de l'Intersyndicale en mars 2005 puis de l'UNION en août 2005.

- Idéologique, c'est-à-dire la capacité à porter un projet cohérent pour la profession. Le SNMKR n'a plus à prouver sa combativité pour des idées qui rendent la masso-kinésithérapie incontournable dans le monde de la santé et qui donnent aux praticiens l'équité et les moyens de leur exercice.

Bien sûr, aucun syndicat ne peut soutenir toutes les idées et défendre tous les intérêts tant les exercices sont variés dans leur structure, leur forme, leur situation géographique. Un syndicat se doit d'être d'abord au service du plus grand nombre, ce qui ne l'empêche pas d'être à l'écoute de situations particulières. Après, tout n'est pour chacun que choix dans ses priorités et dans celles que l'on souhaite pour sa profession...