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Il y a quelques semaines, la rédaction de Kinépointpresse bouclait son numéro de septembre. L’édito qui ouvre ce dix-huitième numéro fait le point à date et indique que le SNMKR ne voit pas pourquoi il faudrait signer un protocole d’accord à ce point fermé qu’il ressemble à un avenant conventionnel, mais sans en avoir aucun des intérêts, notamment en terme de chiffrage des avancées tarifaires attendues. D’autant qu’à ce moment, l’Assurance Maladie partait sur la signature d’un avenant en octobre.
Mais dans la dernière semaine d’août, les choses se sont un peu accélérées et pour finir, de nombreuses modifications du texte initial, proposées par le SNMKR dans l’Union, ont été retenues pour arriver à une rédaction qui est plus acceptable.
Alors qu’est-ce qui a changé ? Qu’est-ce qui permet de signer sans passer pour des girouettes ?
Tout d’abord, il ne s’agit plus d’un protocole d’accord, mais d’un protocole. Pour l’instant il n’y a aucun accord. On accepte seulement de discuter de thèmes que le législateur (nos élus) tout puissant a injecté dans la vie conventionnelle. Il faut donc parler de démographie. Nos consœurs infirmières l’ont fait avant nous. Pas sûr qu’elles y aient beaucoup perdu. Nous veillerons à ce que le dispositif ne soit pas liberticide. Mais si comme nous le pensons, il n’y a pas de problème de démographie chez les kinés, alors nous n’avons pas grand chose à craindre. Pour ce qui est des référentiels, le SNMKR a demandé la création d’un observatoire chargé autant que de besoin d’ajuster le nombre de séances d’un référentiel au mois de janvier de l’année qui suit l’année écoulée, en fonction de l’activité réelle observée sur les pathologies en question. Cette demande a été acceptée. La profession a exigé que plus aucun référentiel ne sorte sans un travail commun avec les représentants de la profession. C’est aussi accepté. De plus, le SNMKR a demandé et se bat pour que le mot EXCEPTIONNEL soit supprimé de l'article 42 de la loi de Finance de la Sécurité Sociale 2009 qui établissait les référentiels. Pour ce qui est de la simplification administrative, le SNMKR a refusé de signer un texte expliquant par le détail le parcours des ordonnances hors DEP. Ce texte a été retiré. Le Dossier CRF du SNMKR est enfin pris vraiment au sérieux et il est question non seulement de voir les référentiels appliqués dans ces structures, mais aussi de voir la prescription de séjour en CRF mise sous Entente Préalable. Le projet M’tonDos que le SNMKR accompagne auprès de la profession a rencontré un vrai succès, il devient une préoccupation nationale et un enjeu de santé publique. Du coup, on parle de prévention primaire dans les pathologies rachidiennes notamment auprès des adolescents. Le SNMKR ne veut pas rater l’occasion de parler derrière cela de premier recours et de première intention, qui demain permettront aux kinésithérapeutes d’acquérir davantage d’autonomie et de responsabilités. Reste ce que tout le monde attend… La rémunération. On parle de juste rémunération. Bien. Le SNMKR ne voit pas pourquoi la somme ne serait pas proche de ce que les infirmières ont eu quand elle sont signé le même dispositif. Et là encore le SNMKR se félicite de voir la FFMKR le rejoindre enfin sur le combat autour de la lettre clef (que nous revendiquons à 2,30 !). La FFMKR abandonne ainsi son option passée exclusivement nomenclaturaire. Le SNMKR accueille cela avec bienveillance, comme son adhésion au Dossier CRF et à ses conséquences. C’est donc rassemblés autour de l’Union que les représentants syndicaux se retrouvent pour lutter encore et défendre la profession. Mais pour l’instant rien n’est fait. C’est maintenant que les négociations commencent. Bonne rentrée à tous. |






