Edito Avril Mai Juin 2011

2011... UNE ANNEE  CRUCIALE POUR LA PROFESSION...

 

Après la mise en place des URPS dans les 26 ARS de France et Outre mer, la profession se retrouve en période de renégociation conventionnelle ; la dernière convention, établie pour une durée de 5 ans arrivant à son terme en mai 2012.

 

 

La loi HPST a modifié les règles de représentativité. Dans les 6 à 9 mois qui précèdent la signature d’une nouvelle convention, les tutelles sont en charge d’organiser une enquête de représentativité syndicale. Des résultats de cette dernière, découle le poids réel des organisations syndicales. Même si notre représentativité ne fait aucun doute (représentativité au sein de l’UNSMKL, UNION), il n’en demeure pas moins que les résultats moyens des élections URPS laisse à la FFMKR le droit d’opposition à toute signature dans le cadre conventionnel.

 

 

Par une campagne de communication volontairement détournée, la FFMKR a laissé entendre que l’UNION pouvait être responsable de l’arrivée de nouveaux référentiels d’activité. Or, la vérité est toute autre. L’UNCAM par sa volonté et la FFMKR par son retrait volontaire ont failli laisser se mettre en place des référentiels non discutés par la profession. L’UNION qui s’était refusée à ce diktat imposé et à la chaise vide, a participé à la défense de la profession en maintenant notamment la possibilité offerte aux confrères de pouvoir continuer à traiter en cabinet des lombalgies aigues qui voulaient nous être retirées.

En jouant la carte de l’élève studieux et constructif, agissant dans le seul intérêt de la défense collective des professionnels, l’UNION s’est vue accusée de collaboration honteuse.

Au contraire, sachez que grâce à notre abnégation, certaines pathologies ont pu être défendues contre la volonté affichée de l’UNCAM de réduire la voilure de façon purement arbitraire sur le plan scientifique et parfaitement éhontée sur le plan comptable.

Cette défense nous aura couté de perdre l’équilibre des forces syndicales que nous avions réussi à obtenir.

Quoi qu’il en soit, le SNMKR dans l’UNION se battra toujours pour la valorisation de la profession et la reconnaissance de celle ci par les autorités de tutelle.

Nous ne sombrerons pas dans le syndrome de Stockholm. Il ne s’agit pas, sous prétexte d’une crise économique majeure, d’accepter une énième année sans revalorisation tarifaire. Aussi nous nous battrons pour demander ce qui nous paraît juste et ce que nous pensons devoir réellement y compris en matière de service social rendu. Ainsi la hauteur de nos revendications sera légitime et conforme à ce que chacun d’entre vous espère suite à onze années de disette.

Le prix sans cesse croissant des carburants et des charges fixes de fonctionnement des cabinets accroissent un peu plus nos demandes.

Les dernières statistiques de l’UNCAM font état d’une baisse de 3 à 4 % par an des revenus depuis trois ans. Cela n’est pas acceptable, puisque sur une enveloppe constante de dépenses en kinésithérapie, le nombre de professionnels accroit chaque année en raison notamment d’une arrivée massive et préoccupante de diplômés issus de l’Union Européenne (en moyenne 2000 jeunes diplômés français et 2000 diplômés issus de l’UE). Ceci ayant pour conséquence une baisse nette moyenne de 2000 euros du chiffre d’affaires de chaque kinésithérapeute.

A l’aulne de discussions majeures, il faudra savoir poser les bonnes questions mais aussi et surtout être en capacité d’apporter les bonnes réponses.

Plus que jamais nous avons besoin de vous. Rejoignez nous.

Stéphane Michel
Président du SNMKR